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Conceptes

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Cette partie traite des différents concepts des albums de The Ocean.

[spoiler title= »Dualité »]

Le thème de la dualité semble être cher au groupe en effet, il y a de nombreux exemples qui jalonnent sa discographie. D’ailleurs, la plupart des albums du groupe fonctionnent par deux : Aeolian/FluXion, Proterozoïc/Hadean-Archean dans Precambrian, Heliocentric/Anthropocentric. Ce sont même quasiment des jumeaux opposés puisque l’un est souvent calme, complexe et l’autre plus brut et violent. La dualité opposée se retrouve jusque dans les visuels, l’utilisation du doré étant souvent opposé à celui de l’argenté. C’est le cas pour Helioventric/Anthropocentric et Aeolian/FluXion notamment. Cette approche géméllique semble structurer aussi le son du groupe tantôt apaisé, tantôt tumultueux.

C’est sans doute la fascination de Robin Staps pour l’océan qui en est à l’origine. Comme il le dit lui-même dans certaines interviews : l’océan est fascinant car il à fait naître la vie mais peut la reprendre à tout instant. Elément à la fois apaisant et agité, fertile et meurtrier : l’océan est sans cesse en mouvement, variable, imprévisible, une métaphore tout trouvée pour définir la musique du groupe !

[/spoiler] [spoiler title= »Precambrian »]

L’album de tous les défis ! Le concept repose sur les différentes périodes terrestres et plus particulièrement sur l’ère du précambrien, qui s’étale de la formation de le Terre jusqu’au début de l’ère primaire (soit de -4567 à -542 millions d’années).
Le précambrien est divisé en différentes périodes ou éons  : l’hadéen, l’archéen (CD1) et le protérozoïque (CD2).
Chacun des morceaux représentant un sous-âge de ces périodes.
A priori, les paroles ne sont par contre par en rapport avec cela. Le concept se perçoit plutôt dans une gradation musicale. Les périodes de l’Hadéen et de l’Archéen (CD1) correspondent à la création d’une Terre alors en fusion et en proie aux mouvements volcaniques intenses, les chansons y sont les plus violentes. Le protérozoïque (CD2) est une période de stabilisation graduelle, avec la formation d’une croute terrestre et un affaiblissement de l’activité volcanique. La musique se fait alors moins brutale, plus travaillée avec l’incursion d’orchestrations.

Cependant, les différents éons ont eu des durées très différentes.

[/spoiler] [spoiler title= »Héliocentrisme »]

L’héliocentrisme est une théorie physique qui place le Soleil au centre de l’Univers, ou suivant les variantes, du seul système solaire. Selon des conceptions plus modernes, le Soleil n’est pas le centre mais un point fixe autour duquel s’organise le système. Même si le sens de cette affirmation a varié depuis les premières théories héliocentriques, l’héliocentrisme reste considéré comme une théorie valide pour décrire le système solaire. Il s’est opposé à l’anthropocentrisme, croyance selon laquelle l’homme est l’entité centrale la plus significative de l’univers, cette vision est renforcée par la religion chrétienne qui dit que Dieu créa toute chose de l’univers puis l’homme pour le peupler (« Firmament »).

L’héliocentrisme prend son véritable essor avec les travaux de Nicolas Copernic (« Ptolemy was wrong »), qui fut le premier à proposer un modèle héliocentrique incluant la Terre et toutes les planètes connues à l’époque. On doit à Galilée les observations astronomiques et les premiers principes mécaniques justifiant l’héliocentrisme (« Catharsis of an heretic »), et à Johannes Kepler un modèle bien plus précis du système solaire, se démarquant notamment par l’introduction d’orbites elliptiques des planètes admettant le Soleil comme un de leurs foyers et non plus circulaires.

La théorie de l’héliocentrisme s’est opposée à la théorie du géocentrisme, lors de la controverse ptoléméo-copernicienne, entre la fin du XVIè siècle et le début du XVIIIè siècle : l’héliocentrisme fut l’objet d’interdits religieux, en 1616 (« Metaphysics of the hangman »). Galilée fut condamné en 1633 pour son livre le dialogue sur les deux grands systèmes du monde. Les interdits furent levés en 1741 et 1757 par Benoît XIV.

L’idée que le Soleil ne soit que le centre du système solaire et que l’Univers en soit dépourvu apparaît dans les écrits du moine Giordano Bruno. La cosmologie moderne l’approuve pour deux raisons : d’une part le Soleil lui-même est en rotation par rapport au centre galactique, et les galaxies elles-mêmes sont en mouvement. D’autre part, la cosmologie moderne considère que l’Univers ne peut admettre de centre, ni même de point privilégié — ce principe a été nommé principe de Copernic.

Rétrospectivement, l’héliocentrisme peut être crédité d’avoir engendré d’une part une représentation du système solaire constituant une excellente approximation, d’autre part une représentation du monde qui retire à l’Homme sa place centrale dans l’Univers — la première humiliation infligée par la science au narcissisme humain selon Sigmund Freud (« Anthropocentric »).

[/spoiler] [spoiler title= »Anthropocentrisme »]

L’anthropocentrisme est une conception philosophique qui considère l’homme comme l’entité centrale la plus significative de l’univers et qui appréhende la réalité à travers la seule perspective humaine. Aristote fut le premier à en développer la théorie, en même temps que celle du géocentrisme (le géocentrisme est un modèle physique ancien et erroné selon lequel la Terre se trouve immobile, au centre de l’univers).

L’idée connut un certain prolongement moral avec l’humanisme, qui assigne à l’homme le rôle de mètre-étalon pour mesurer toute chose ou phénomène, mais cela n’empêcha pas plusieurs astronomes (en l’occurrence les célèbres Galilée et Copernic, mais aussi Kepler) de faire admettre que la Terre n’était pas au centre de l’univers – et que, par conséquent, les hommes ne l’étaient pas non plus.

La pensée occidentale mettra des siècles à se libérer de l’anthropocentrisme qu’implique une telle conception; d’autant qu’il s’est trouvé renforcé dans la pensée chrétienne par la référence au texte de la genèse, où il est écrit que Dieu a dessiné l’homme, créée à son image et à sa ressemblance, à « régner sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur la terre entière et sur tous les reptiles qui rampent sur le sol ». Quoi qu’il en soit, un tel mode de pensée faisait corps dans la pensée antique avec le géocentrisme auquel Claude Ptolémée donna au IIè siècle après J.C. ses lettres de noblesse mathématiques.

Il faudra attendre, au tournant du siècle dernier, l’oeuvre de Charles Darwin (1809-1882) pour qu’un premier coup décisif soit, en théorie, porté à cet anthropocentrisme (« The origin of species/The origin of god »). Sigmund Freud (1856-1939) commentera laconiquement cinquante plus tard: «blessure narcissique». Charles Darwin, d’une phrase ironique, donne la mesure du pas qu’il a conscience d’avoir accompli : si l’homme n’avait pas été son propre classificateur, il n’eut jamais songé à fonder un ordre séparé pour s’y placer » écrit-il en 1871 dans la « Descendance de l’Homme ».

[/spoiler] [spoiler title= »Les frères Karamazov / le grand inquisiteur »]

« Les frères Karamazov » est un roman

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