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Matos…

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Ceci est une traduction d’un article de Metalsucks, Robin a également écrit une version parodique ICI.
La page MEINL de Luc.
La page PRS de Robin.
La page PRS de Jona.

Robin Staps (guitare)

Voici la configuration live de Robin.

Guitares : Paul Reed Smith (PRS) Custom 24s
« J’ai toujours aimé ces guitares, mes je ne pouvais tout simplement pas me les offrir jusqu’à ce qu’on soit endorsé. L’élégance du design n’est vraiment que le premier niveau de leurs qualités : au-delà, on ressent vite un jouabilité incomparable, une finition de lutherie parfaite, un poids plume et un sustain sans fin. Et oui, ces guitares ne sont pas juste jolie, elles sont aussi plus solide que n’importe quel instrument que j’ai eu : j’ai connu 5 tête de manche cassées dans ma carrière avec ce groupe, mais jusqu’ici mes guitares PRS ont bien tenu le coup. J’imagine qu’on fait plus attention quand on joue sur un instrument aussi classe et précieux. »

Pédales : Morpheus drop-tune
« Directement sur ma sortie de guitare, j’ai branché une pédale Morpheus drop-tune. Je l’utilise seulement pour les chansons de Precambrian car l’accordage est en open A (La), tandis que la plupart des autres sont en accordage C (Do). Il y a une légère perte de qualité lorsqu’on est 3 tons plus bas, mais je suis quand même plus satisfait de la sonorité de mes PRS avec la Morpheus qu’avec ma Schecter ou ma Fender Bariton accordées en A (La). Simplement parce que les micros de mes PRS sont si énormes qu’ils compensent largement cette légère perte de qualité. »

Ampli : Mesa Boogie Triaxis / Diezel VH4
« Le Mesa Boogie est un ampli est énorme, c’est le résultat de longues recherches. Mon premier ben ampli était un Engl Savage 120, mais le son était trop froid pas assez dynamique à mon goût. J’ai ensuite essayé le Mesa Boogie Dual Rectifier, l’ancienne version, mais les 2 canaux ne me donnaient pas assez de polyvalence de son. J’ai ensuite acheté un Diezel VH4, que j’ai toujours et que j’utilise en studio ; j’aime la chaleur de ses médiums et de ses sonorités. Je ne pourrais pas dire lequel je préfère, entre le Triaxis avec un ampli de puissance 2:90 ou le Diezel VH4, sans faire injure à l’un ou à l’autre – les deux sont géniaux et finalement le Triaxis a surtout été un choix de confort. Je voulais un rack où tout (préamp, ampli de puissance, effets, accordeur) soit au même endroit et où je n’aurais qu’à brancher un minimum de cables chaque soir. Je suis feignant. Une autre raison : le Triaxis et de loin l’ampli le plus polyvalent sue lequel j’ai pu jouer : il peut vous donner la sonorité de presque tous les Mesa Boogie de l’histoire, comprimés en un ampli. »

Tête : Mesa Boogie Mark I, IV, IIC, IV, Rectifier
« J’utilise le Mark I pour les sons clairs et crunch, le Mark IV pour les crunch ainsi que le Mark IIC/Mark IV et le Rectifier pour les rythmiques heavy et les lead. »

Ampli de puissance : Mesa Boogie 2:90 SimulClass stereo
« C’est un monstre. J’ai essayé l’ampli de puissance 20:20 et ça fonctionne bien. On l’utilise parfois lors des shows à l’étranger parce qu’il est plus léger, mais le 2:90 est largement plus puissant, et ajouté au Triaxis c’est le combo parfait. Il a une réserve de volume quasi illimitée, et je ne suis pas prés de l’atteindre, parce qu’on essaye normalement de garder un volume bas sur scène. Gras mais avec des fréquences basses bien définies et une saturation incroyable quand on passe en drive de moitié. Je l’aime. »

Effets : Boss GT-Pro rack
« Rien de spectaculaire, mais là encore, je n’ai pas besoin d’effets incroyables : une bonne reverb et un bon delay stéréo, quelques effets de modulation standards et un octaver, c’est tout ce que j’utilise. Ce qui est important c’est que presque tous les paramètres de chaque effet peuvent être controllés en midi avec le logiciel FT-Pro. Avant j’utilisais un TC Electronics G-Force qui sonnait bien, mais il y avait une latence MIDI quand je passais d’un paramètre d’effet à l’autre, ce qui était inefficace pour ma configuration. »

Enceinte : Mesa Boogie slanted Recto en stereo.
« Nous utilisons beaucoup de d’effets stéréo et de delay ping-pong alors nous avons séparé les enceintes et les micros en deux. Pendant les parties heavy, c’est le même son qui provient des deux côtés de l’enceinte, durant les phases de delay chacun a un signal différent. »

Luc Hess (batterie)

Luc utilise les symbales Meinl. Son kit est composé de :
– 14 » Byzance traditional medium hit-hat
– 12 » Byzance traditional splashes
– 20 » Byzance traditional medium crashes
– 18 » Byzance china
– 21 » Byzance medium crashes
– 22′ Byzance’ medium rides

Luc utilise un peau de grosse caisse EMAD de Evans.
« J’adore cette peau car elle a une attaque précise et propre tout en gardant beaucoup de chaleur sur la fin. »

Installation en concert

« Le premier élément de l’installation est un Macbook Pro connecté à une interface MIDI ainsi qu’une interface audio avec le logiciel Logic Audio Pro. C’est le « coeur digital » de nos concerts, qui bat sous une peau analogique : le séquenceur lance nos pistes et contrôle/lance nos effets de guitare, canaux de preamp, les lumières et, via un second Macbook Pro, nos visuels live.
Nous avons un total de 7 pistes MIDI lancées par le séquenceur : pour chaque canal des preamp guitare, pour chaque unité d’effets de guitare, pour nos lumières (via MIDI par un convertisseur DMX) et pour les triggers vidéos.

Evidemment, cela n’est possible que parce que nous jouons tout au clic. Notre batteur entend le clic dans son casque, il reçoit nos retours dans l’oreille gauche et le clic dans l’oreille droite, en plus de son mix batterie bien sûr.
Le séquenceur joue aussi nos pistes de samples sauf quand nous avons des musiciens additionnels qui jouent les parties de piano ou de cordes en live.

Cette config a ses bons et ses mauvais côtés. Le bon côté c’est qu’il permet d’obtenir une grande précision, pas en terme seulement musical mais aussi en termes de lumière et de visuel – les stroboscopes flashent exactement en même temps que la musique, les courts breaks de batterie où tout devient noir, même les contre-temps les plus complexes et les changements de tempo sont fidèlement reproduits par les lumières. Aucun ingénieur lumière humain ne pourrait faire ça. A moins que je ne l’ais pas encore rencontré. Pas même Mick Thornton, ingé lumière pour Opeth, qui connaît les chansons sur le bout des doigts et semble vraiment jouer du clavier sur sa console…

Malheureusement, on n’a pas pu emporter notre installation lumière aux Etats-Unis pendant notre tournée avec Between The Buried And Me, cela nous aurait coûté un petit paquet de dollars de plus pour payer le surpoids dans l’avion. C’est rageant vu que je considère cela comme faisant partie intégrante de nos concerts. Nos lumières sont brutales et très dynamiques – les passages les plus calmes sont presque entièrement rétro-éclairés et très estompés, créant des impressions de silhouettes devant un fond bleu ou vert. Certaines parties sont tout simplement noires – nous sommes habitués à jouer entièrement dans l’obscurité et nous avons du ruban fluorescent sur le dos de nos manches pour marquer les frettes de sorte que même avec un éclairage très faible, on peut encore bien jouer. Les passages lourds sont lumineux et brutaux, nous avons une gamme de LED, de bars, de stroboscopes étalés sur la scène. Certains d’entre eux sont regroupés dans deux grands « frigos » que j’ai construit, placés à gauche et à droite de la colonne de batterie.

Un autre avantage est que le séquenceur contrôle nos effets et canaux d’amplis du coup on a pas besoin de faire des pas de dance sur nos pédaliers. Je n’ai jamais été un grand fan de milliards de pédales et de câbles et de tous les problèmes que cela engendre. Je veux être concentré sur mon jeu. Je vais souvent dans la foule et je ne veux pas retourner sur la scène en courant parce que je dois presser un bouton. Avec mon installation, je branche ma guitare, démarre le séquenceur et il ne me reste qu’à jouer.

Le désavantage c’est que objectivement, plus tu as de matériel, plus tu es susceptible d’avoir des merdes . Parfois on a encore des coupures MIDI, du coup je dois utiliser un raccourci clavier pour faire un reset et tout reprend son cours normal sans devoir couper le séquenceur… Au début on avait plein de problèmes avec un équipement peu fiable — surtout lorsque nous avions un PC portable comme séquenceur. Arrêt des lumières au milieu du concert sans pouvoir se raccrocher aux lumières de la salle. De mauvais changements de canaux me sont arrivés tant de fois…Tu as l’air d’un idiot quand tu sautes dans la foule aux premières notes heavy et que tout ce qui sort de ton ampli c’est juste un mauvais son crunch, parce que le changement ne s’est pas fait.

Un autre désavantage c’est que cette installation empêche complètement la spontanéité. On doit suivre le guide du début à la fin. Cela requiert beaucoup de discipline et de confiance. Si le batteur est perdu sur un quart de note, le groupe entier suit derrière, mais les les effets et les lumières sont toujours juste dans le temps – ça peut tout foirer. On dépend tous de Luc, en clair. Mais Luc est une machine et il ne se plante jamais.

Donc la spontanéité est perdue, mais là encore : y a t-il beaucoup de spontanéité dans le rock’n’roll ? Je dirais proche de zéro. La plupart des groupes jouent un set bien répété d’une sélection de chanson où le seul changementsusceptible d’arriver est le choix de chanson et l’ordre, et parfois même pas. Beaucoup de groupes jouent exactement le même set durant toute la tournée. L’improvisation au sein des chansons est généralement limitée au « hasard guidé » des solos – nous pouvons pas le faire avec notre configuration, nous ne pouvons pas jouer un solo plus long que ce qui est convenu. Et qui veut de solos de guitare interminables de toute façon ? Donc ce que nous perdons par notre configuration à base de séquenceur n’est d’aucune importance pour nous – ce que nous gagnons, cependant, c’est énorme. Vous devriez vraiment voir un concert avec tous nos effets pour comprendre de quoi je parle. »

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